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Première édition du FailCamp à Québec

 

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L’organisation de FailCamp se déplaçait à Québec pour la première fois vendredi dernier au District Saint-Joseph. Et le moins qu’on puisse dire, c’est que l’événement était loin d’être un échec! Il visait, par l’intervention de conférenciers (tous des entrepreneurs), à intégrer l’échec dans les processus d’apprentissages, et faire changer les perceptions, afin que les embûches soient vues comme une étape normale de la vie. Résumé de quelques faits saillants de l’après-midi.

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Philippe R. Bertrand – photo FailCamp

C’est l’entrepreneur Philippe R. Bertrand qui a cassé la glace en nous démontrant d’abord sa technique de yoga pour se recentrer, la position de l’arbre. Bien enraciné, il a partagé son expérience avec les échecs, mais surtout l’importance de s’y préparer. Tout comme les sportifs et les scientifiques savent le faire. Un exemple très clair de cette affirmation est celle des joueurs de golf qui se pratiquent des centaines de fois à frapper leur balle pour la faire sortir d’une trappe de sable. Même s’ils réussissent à s’en éloigner la plupart du temps, la probabilité qu’ils s’y retrouvent est bien réelle. Il est donc avantageux de s’y être habitué pour s’en sortir aisément lorsque ça se produit.

Une façon d’appliquer cette technique en entreprise est de développer des rituels de réussite et d’échec. Ça peut se manifester par un un journal de bord des petites et grosses erreurs quotidiennes. Après un mois, quand la même erreur revient souvent, il est plus facile de la repérer et de la réparer. 

Aussi, M. Bertrand nous faisait remarquer un réflexe tout à fait humain et normal à la vue d’un échec : on se crispe et on se raidit. Comme un automobiliste à quelques secondes d’un impact se raidit par peur de faire un accident, l’humain a tendance à se raidir en situation de stress et d’échec potentiel. Il faut donc apprendre à rester «mou» quand on se sent proche de frapper un mur!

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Ody Giroux, présidente de l’agence Carat, finissait la journée avec sensiblement le même discours : la première chose à faire à la vue d’un échec, c’est de respirer. Ne pas stresser inutilement et se crisper, mais bien prendre le temps de bien évaluer la situation et réfléchir aux erreurs de parcours qui ont mené à l’échec. Mme Giroux a soulevé la réalité des agences de pub, qui, en situation d’appel d’offre, crée forcément des échecs : 5 agences dépensent des milliers de dollars pour préparer leur pitch, et une seule obtient le mandat. Forcément, 4 agences font face à des situations d’échec. Son conseil? Agir comme s’il était impossible d’échouer, foncer et donner tout ce qu’on a.

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Catherine Dorion – photo FailCamp

Vivre à fond, Catherine Dorion connaît bien ça elle aussi, en tant que jeune personnalité politique et artistique. Elle a parlé de son expérience professionnelle, des hauts et des bas et de ses conclusions. Selon elle, l’important est de choisir une carrière et des activités professionnelles qui sont en lien avec nos propres intérêts et notre personnalité. Si on suit cette logique, on ne peut que réussir. À quoi bon parler de littérature légère quand ce qui nous allume est la politique? Pourquoi passer 4 ans en stage non rémunéré quand il est possible de faire ce qu’on aime vraiment dans la vie, sans s’endetter? Autant de leçons de connaissance et d’écoute de soi qui nous ont été livrées par Mme Dorion.

Jeff Lee, un créateur originaire de l’Ancienne Lorette, nous a fait part de sa règle d’or pour qu’un projet fonctionne, c’est-à-dire avoir du contrôle sur 4 aspects : la création, la production, la distribution et le cashflow.

Parlant de cashflow, Dominic Gagnon, celui qu’on connaît pour l’agence Piranha, reconnaît avoir fait des erreurs, notamment en ne gardant pas les yeux sur les finances de son entreprise. Après plusieurs mauvaises surprises comptables, il a appris l’importance de ne pas s’asseoir sur ses lauriers et d’avoir un contrôle sur toutes les facettes de sa business.

Anne Marcotte est la seule conférencière qui n’a pas seulement soulevé la question du succès professionnel, mais aussi de ce fameux succès qui peut mener à l’échec de la vie amoureuse. Surtout pour une femme. Les femmes de tête font peur aux hommes, raconte-t-elle. C’est le paradoxe : une femme qui peut subvenir à ses besoins intimide les hommes et met fin à leur rôle de pourvoyeur familial. « Les hommes auront besoin de se trouver un autre rôle pour faire plus de place aux femmes d’affaires!» 

Malgré que l’échec soit un sujet plutôt tabou dans notre société, j’ai trouvé les conférenciers courageux de se dévoiler ainsi dans le but d’inspirer leurs collègues dans la salle. C’était rafraichissant d’entendre des histoires de succès (et d’insuccès) du Québec, par des personnalités variées. Longue vie au FailCamp, en espérant vous revoir à Québec pour rassembler encore plus de gens autour de ce thème si passionnant!

Si l’événement vous tente, la prochaine édition aura lieu à Montréal la journée du poisson d’avril (1er avril 2016)! Procurez-vous des billets ici.

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